Bacchanales

Gilles Berquet | Nicolas Boulard | Frédéric Fontenoy | Oleg Kulik | Mirka Lugosi

6 déc. – 1 Mars 2019

Corps et Art, Erotisme et Esthétisme, Amour et Folie, Joie de Vivre et Joie de Jouir – autant de thèmes pour inaugurer le nouvel espace privé ANNE+ ART CONTEMPORAIN, à deux pas de l’avenue Matignon. 

L’exposition inaugurale, une véritable célébration de la vie, fait découvrir les œuvres interrogeant la nature de la beauté et le mystère de la transformation. Ainsi, sous le signe des Bacchanales, les fêtes antiques du dieu du vin, Bacchus, les artistes s’intéressent aux sujets du débordement et de la transgression.

Avec un humour toujours décalé, Nicolas Boulard, fils de vignerons Champenois, renverse les normes et décloisonne les pratiques en rapprochant le monde du vin et celui de l’art contemporain. Son jeu savant puise l’inspiration dans les nombreuses références de l’histoire de l’art, comme Dürer, Brancusi ou encore le Minimal Art.

Gilles Berquet, quant à lui, produit non pas de simples photographies mais de vrais « objets », souvent imprimés sur les papiers vintage de récupération. Dans son univers fantasmatique, le corps de la femme est soumis à une transformation par la fétichisation. Extrêmement sophistiquées, les images de Berquet, débattent de la nature de la photographie et de son pouvoir d’interroger et de transformer la réalité.

La femme, la muse et la collaboratrice de Gilles Berquet, Mirka Lugosi, est aussi une artiste qui, en dessinant, matérialise ses pensées inconscientes et “prolonge“ magiquement son corps. L’incomparable délicatesse du trait invite à une observation presque méditative de son œuvre. Dans cet imaginaire onirique d’une inquiétante étrangeté se mélangent librement la géométrie et les corps féminins, le monde végétal et animal, la nature et l’abstrait.

Par le même souci d’extrême précision, Frédéric Fontenoy travaille à l’ancienne, avec un appareil grand format. Inspiré par son histoire familiale et celle des avant-gardes, les univers de Hans Bellmer, Georges Bataille et du grand Marquis de Sade, il interroge le désir et le pouvoir du regard. Parmi les nombreux sujets abordés dans ses nues théâtralisées se trouvent : l’exploration de la frontière entre réalité et fiction, le rapport de la photographie au corps et au temps ou encore l’expérience du corps dans l’espace.

La folie bachique n’est pas non plus étrangère au provocateur Oleg Kulik, disant “je ne comprends plus rien à ce monde, je vais agir avec mon instinct. » Dans sa célèbre série des photomontages « New paradise » (2001) il superpose les images des animaux sauvages avec des couples en ébats amoureux. Ainsi, afin de retrouver le bonheur original perdu, l’artiste prône la transgression des frontières de l’humain et de la culture.

29, AVENUE HOCHE, 75008 PARIS, Espace privé (+33) (0)6 30 74 52 62 moc.s1573609314ulpen1573609314na@tc1573609314atnoc1573609314
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